L'iris cedreti Dinsmore appartient aux iris Oncocyclus, un groupe d'« iris royaux » endémiques du Proche-Orient et connus depuis l'Antiquité. Il ne pousse à l'état sauvage que sur un secteur du Mont-Liban, entre 1200 et 2000 mètres d'altitude, aux côtés de trois autres iris strictement libanais. Sa fleur, unique par tige, se distingue par un fond presque blanc entièrement veiné de pourpre sombre à noir, à l'inverse des iris de jardin aux couleurs plus unies. Issu d'un rhizome court plutôt que d'un bulbe, il entre en dormance estivale avant de refleurir en mai. Classé en danger critique d'extinction par l'UICN, il voit plus de la moitié de son habitat menacé par le projet Cedrar. Le docteur Youssef Tawk œuvre depuis des années à sa sauvegarde.