Le théâtre de Pétra, en Jordanie, est un édifice nabatéen taillé au Ier siècle de notre ère dans le versant sud du Djebel al-Madhbah, à environ 600 mètres du centre de la cité antique. Sa cavea, d'un diamètre de 95 mètres et comptant 45 rangées de gradins, pouvait accueillir jusqu'à 8 500 spectateurs, davantage que le théâtre antique d'Amman. Construit sous le règne du roi Arétas IV, à l'apogée politique et culturelle du royaume nabatéen, il fut aménagé au détriment de tombeaux nabatéens plus anciens, dont les ouvertures béantes restent visibles à l'arrière des gradins. Bien que d'inspiration gréco-romaine, avec un mélange de roche taillée et de maçonnerie, le théâtre demeure une construction antérieure de plusieurs décennies à l'annexion romaine de 106.
Le Qasr al-Bint est le principal temple du centre monumental de Pétra, en Jordanie, dédié au dieu nabatéen Dushara. Haut de 23 mètres, il constitue l'une des rares structures du site entièrement construite plutôt que taillée dans la roche, érigée en blocs de grès recouverts de stuc et dotée de poutres de genévrier disposées comme dispositif anti-sismique. Situé au bout de la rue à colonnades, sur une large esplanade pavée, il fut embelli à l'époque romaine avant d'être partiellement détruit par un séisme. Son nom moderne, signifiant « château de la fille », provient d'une légende locale évoquant la fille d'un pharaon. Des fouilles menées au XXIe siècle, notamment par une équipe française, ont révélé l'étendue de l'espace sacré qui l'entourait.
La rue des Façades, à Pétra en Jordanie, désigne l'alignement de tombeaux monumentaux qui borde le Sîq là où celui-ci s'élargit, juste après la Khazneh. Datées de la fin du Ier siècle avant notre ère et du début du Ier siècle de notre ère, ces façades relèvent du style dit « hégra », caractérisé par des frises à degrés d'inspiration mésopotamienne, du nom de la cité nabatéenne de Hégra, aujourd'hui Mada'in Salih en Arabie saoudite. Sculptées dans le grès et probablement recouvertes à l'origine d'un enduit peint, elles s'élèvent parfois jusqu'à dix mètres de hauteur et comptent parmi les plus de 600 tombeaux recensés à Pétra. Ce secteur funéraire, aujourd'hui largement dépouillé de son contenu, illustre la richesse et la diversité sociale de la société nabatéenne.